Le Caprice à Rognes 2005

Publié le par caro_30

 

Inoubliable Ulrika von Glott, Marianne James revient sur scène avec “Le caprice de Marianne”, un récital intimiste où elle interprète ses propres compositions. Elle sera au festival Carrières en Rognes le 22 juillet. Aussi drôle que sensible, naturelle que perfectionniste, elle devrait envoûter les spectateurs provençaux. Rencontre avec une voix qui compte.

Les photos du spectacle et sur http://marianne.james.free.fr/photos.html


Késako • Vous remontez sur scène avec votre nouveau spectacle “Le caprice de Marianne”. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

Marianne James : Je trouve ce jeu de mots formidable. Mais ça n’a rien à voir avec moi. J’ai un fort caractère, j’annonce la couleur mais je ne fais pas de caprices. Tout ce qui m’arrive aujourd’hui me paraît être un délice par rapport aux sacrifices que j’ai faits pour y parvenir. Dans ce spectacle, je fais ce que je veux avec la musique... c’est peut-être ça mon caprice.

K • Qu’est-ce qui vous a donné envie de raccrocher votre costume de diva pour un spectacle plus intimiste ?

MJ : Il existe entre l’artiste et le public une relation privilégiée, un lien qui se tisse comme une toile d’araignée. Sur scène, il y a deux guitares, ma voix et moi. Je raconte une histoire qui n’est pas un sketch mais ma vie. Cela parle de moi mais aussi de vous, de nous, des gens. Il y a un mélange entre l’émotion totale et le rire. C’est un spectacle inclassable... On peut dire que c’est un stand up musical.

K • Qu’est-ce qui vous a inspiré ?

MJ : Sur les 16 chansons que je chante sur scène, j’en ai écrit 8 et 8 sont des reprises. J’interprète à ma façon Oasis, Nougaro sans oublier Marilyn Monroe. J’ai mon style à moi qui est très ouvert. Ça va de Gréco à Noir Désir en passant par Brigitte Fontaine. Les autres morceaux sont plus tristes, je me raconte. Je vois souvent des hommes s’essuyer les yeux avec le poing, car ils ne savent pas faire autrement...

K • Est-ce que le fait d’être médiatisée vous donne plus de liberté ?

MJ : Si je peux faire ce genre de spectacle c’est uniquement grâce à moi et au travail que j’ai accompli. Le secret, c’est le boulot. Ma maman m’a donné la voix et mon père le sens de l’humour. Ils ont toujours souhaité que je sois artiste. Ma mère me disait : “On veut que tu sois chanteuse parce que ça te va bien”. Je suis de Montélimar et quand je suis partie à Paris mes parents m’ont soutenue financièrement. Au bout de 7 ans, je leur ai dit que j’allais faire autre chose, que ce n’était pas la peine d’insister. Ils m’ont répondu “Non, il faut que tu restes. Il faut au moins 10 ans pour percer”.

K • Y-a-t-il un registre que vous avez envie d’essayer ?

MJ : On me connaît comme femme de télévision, de théâtre, de concert. Je n’ai encore jamais joué dans un film. J’aimerais qu’un grand réalisateur américain ou français m’appelle pour jouer un rôle à ma mesure, genre la mère d’Alien...(Rires) Pour l’instant, rien ne me plaît dans ce que je reçois. D’ailleurs je garde symboliquement cette cinquantaine de scénarios médiocres pour me souvenir que les gens de cinéma pensent ça de moi. Je ferais sûrement comme toutes les femmes dans mon genre, je me l’écrirais ce rôle !

K • Vous aimez beaucoup Mozart et à Aix, en juillet ce compositeur est à l’honneur au festival d’art lyrique. N’avez-vous jamais eu envie d’embrasser une carrière classique ?

MJ : Je suis déjà venue en juillet 1987 à Aix-en-Provence pour suivre une master classe conduite par Alain Aubin. A la fin, nous avions donné un petit concert dans lequel je chantais. A l’époque je pensais sérieusement mener une carrière classique puis je suis devenue clown ! Je ne pourrais pas revenir en arrière, au bout d’un moment je m’ennuie. Je trouve le répertoire classique un peu enfermant. Je préfère prendre des extraits d’opéra et les chanter avec une guitare électrique. Je veux continuer à défendre ce répertoire mais avec des formes nouvelles.

K • Pourquoi avez-vous décidé de venir à Rognes ?

MJ : C’est une vraie histoire qui commence dans un théâtre parisien, le jour d’une soirée donnée pour la retraite de Claude Le Bihan, critique au magazine Télérama. De nombreux artistes sont montés sur scène et j’ai présenté un petit morceau de mon spectacle. C’est là que j’ai rencontré Mireille du festival de Rognes qui avait très envie de me programmer. On s’est parlées de femme à femme et elle a tenu sa parole. Elle m’a programmée.

 

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Publié dans Le caprice de Marianne

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