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Marianne James: «Je ne suis pas qu’une aboyeuse!»
Marianne James joue ce soir à l’auditorium Stravinski la dernière de son spectacle «Caprice».
– Qu’est ce qui vous fait rire?
– La méchanceté. Je préfère l’humour à la colère. Pour en savoir plus sur ce sujet, écoutez ma chanson «Fragile».
– Qu’est ce qui vous fait verser des larmes?
– Une voix ou une interprétation qui me touche. Quand on me dit que l’on ne m’aime plus alors que j’aime encore. Je suis comme tout le monde: quand on me tourne le dos, je pleure.
– Avez-vous un combat au quotidien?
– l’idée que je ne suis qu’une aboyeuse. Je chante et veux faire comprendre que trois octaves de voix ne m’intéressent pas, il faut aller chercher l’émotion chez les gens.
– Etes-vous capitaine de vaisseau ou plutôt petit soldat?
– En public, je suis capitaine, genre: «Allez les filles!» Au quotidien, je suis un soldat isolé. Je n’ai pas besoin d’un staff de 50 personnes, il y en a quarante-neuf de trop.
– Quelle anecdote désagréable avez-vous subie à cause de votre notoriété?
– Au supermarché, un homme est venu me glisser à l’oreille: «Les yogourts 0% c’est par là.» Je le recroise à la caisse peu après et lui dit: «La caisse des cons, c’est par là.» Bizarrement, il l’a mal pris.
Juan Caido - 20minutes.ch